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LES CONSEILS

Assistez aux cours en amphi et aux TD

Il est important que vous assistiez à tous vos cours magistraux en amphi. Il est vrai qu’ils ne sont pas obligatoires, que bien souvent vous ne trouvez pas le temps d’y aller, et que de toute façon un de vos amis peut vous passer ses notes… Vous êtes donc très rapidement tenté de sécher les cours. Néanmoins, assister à tous vos cours vous fera gagner énormément de temps, même si cela peut paraître paradoxale. En effet, en écoutant le professeur (il s’agit donc de ne pas dormir au fond de la salle !) et en prenant des notes vous faites déjà plus de 80% du travail d’apprentissage et de mémorisation. Reprendre les notes de vos amis n’est pas suffisant car leur prise de note diffère de la votre. D’une part, les sigles, les abréviations et la manière de rédiger peuvent être différents : vous devrez donc littéralement déchiffrer le cours que vous avez emprunté. D’autre part, dans leur prise de note, vos amis auront déjà effectué une sélection des informations qu’aura donné le professeur, si certains éléments peuvent leur paraître inutile, ils ne sont peut-être pas si évident pour vous ou ils sont nécessaires à la compréhension du cours.

Les TD sont en revanche obligatoires et des absences répétées peuvent être lourdement sanctionnées. Par ailleurs, ils constituent un contrôle continu très important pour vos notes semestrielles. En effet, les devoirs sont à faire chez vous, vous pouvez donc prendre le temps de vous appliquer et de trouver toutes les informations nécessaires contrairement aux partiels où vous êtes stressés et où un « accident » est vite arrivé. Ainsi les devoirs à rendre et la note d’oral peuvent vous éviter un rattrapage, donc vous faire gagner du temps de vacances, voire vous permettre de décrocher une mention !

Travaillez régulièrement et intelligemment

Revoir ses cours la veille des partiels est la meilleure façon risquer de perdre tous ses moyens pendant l’épreuve et de ne pas réussir à intégrer la méthodologie nécessaire en droit. Avoir eu de bons résultats au lycée et au bac ne garantit pas de réussir sa première année de droit sans difficultés, beaucoup d’étudiants brillants au lycée échouent en droit car ils ne fournissent pas une quantité de travail suffisante et de manière régulière. Le programme en droit est lourd et vous vous retrouverez « largué » si vous ne reprenez pas tous vos cours régulièrement et que vous ne cherchez pas à les approfondir.

Certains étudiants travaillent énormément mais échouent tout de même à leurs partiels. Travailler régulièrement n’est pas la seule clé de la réussite, il faut également savoir travailler intelligemment. En effet, le droit ce n’est pas que du « par cœur », il est nécessaire de comprendre son cours. Il est possible que vous ayez loupé un passage du cours, qu’une partie d’un raisonnement ne soit pas aussi clair que quand votre professeur vous l’expliquait. Vous devez alors l’approfondir, chercher les éléments qui vous manquent car si les enchainement du raisonnement vous paraissent logiques, vous les retiendrez d’autant mieux. Par exemple, pour apprendre par cœur un article il suffit de se reporter au code où il apparaît.  Et tout l’enjeu n’est pas de connaître un article au mot près, mais d’acquérir les principes juridiques ainsi que leur application par la jurisprudence.

Soignez la présentation, la syntaxe et l’orthographe

Une bonne maîtrise de la langue française (grammaire, conjugaison, orthographe…) est indispensable de manière générale, certes, mais encore plus pour faire du droit. Les fautes de langue sont sévèrement sanctionnées par les correcteurs, et il est inutile de chercher à les cacher aux yeux du correcteurs car ces derniers ne vous laissent pas le bénéfice du doute et mettent un zéro !

Il est facile de faire attention aux fautes pour un devoir « maison », vous avez le temps de vous appliquer et vous pouvez les taper sur ordinateur afin d’être certain d’avoir une écriture lisible. En revanche, le stress et le temps limité des partiels ne doivent pas être une excuse pour multiplier les fautes d’orthographe et de grammaire. Il est impératif que vous vous réserviez 5 minutes à la fin de chaque examen afin de relire votre copie en ne faisant attention qu’aux fautes que vous auriez pu faire.

Une copie soignée et bien écrite est toujours plus agréable à corriger, ne vous pénalisez pas vous même !

Pratiquez le droit pour avoir des réflexes juridiques

Les études de droit peuvent paraître très théoriques or pour devenir un bon juriste, plus que des connaissances, il faut acquérir certains reflexes et savoir se poser les bonnes questions. C’est un exercice au quotidien : suivez l’actualité, lisez la presse et demandez vous quelles peuvent être les conséquences juridiques de tel ou tel événement. Vous vous rendrez compte que les informations dans les journaux peuvent parfois être erronées d’un point de vue juridique !

Ne délaissez pas les langues étrangères

De nombreux étudiant en droit pensent qu’ils se « débrouillent » en anglais, en effet, ils regardent beaucoup de film et de séries en version originale et regardent à peine les sous-titres. Néanmoins comprendre l’anglais n’est pas suffisant pour pouvoir s’exprimer clairement avec fluidité et le vocabulaire adapté. Le « niveau bac » n’est plus suffisant dans une filière ou la langue anglaise est la langue la plus importante. En effet, il faut savoir que seul 5% des diplômés d’une licence de droit exercent une profession purement juridique telle que magistrat ou avocat. Les études de droit mènent à tout et notamment des professions où les connaissances juridiques sont appréciées et où l’anglais est primordial comme dans la banque et l’assurance.

Vous pouvez tout d’abord vous adresser au laboratoire de langues de votre université, prendre des cours particuliers, ou faire des séjours linguistiques, mais surtout préparez des examens reconnus par les entreprises pour attester de votre niveau : les tests du TOEIC ou du TOEFL ou les Certificates de Cambridge (FCE, CAE, CPE).

Accordez autant d’importance au droit privé qu’au droit public en licence

Au cours de vos trois années de licence on vous demandera de vous orienter plutôt vers le droit public ou vers le droit privé. Certes vous pouvez avoir une attirance pour l’une de ces grandes branches du droit, mais il est dommage d’abandonner l’autre pour autant car un bon juriste doit être aussi à l’aise avec le droit public qu’avec le droit privé. La licence permet d’acquérir les bases dans chaque type de droit et ne creuse pas en profondeur chacune des matières. Il vous sera donc sans doute préjudiciable au cours de vos études d’avoir « décroché » dans l’une de ces deux branches fondamentale, notamment car elles sont complémentaires et permettent d’avoir une réflexion plus pointue et pertinente sur certains cas.

Préparez votre dossier pour le Master 2 dès la première année de droit

Ce que ne savent pas les bacheliers qui entrent en licence de droit c’est que le droit est une filière très sélective. Certes, tout bachelier peut entrer en première licence de droit, mais la sélection est de mise plus tard dans le cursus, notamment pour le Master 2. Trop d’étudiants en droit se contentent d’un 10/20 pour valider leurs cours et ainsi valider leur année de licence, mais cela les pénalise énormément lors de leur choix de master 2.

Pour certains Master 2 qui n’offrent que 25 places, plus de 500 étudiants peuvent se présenter, et ils sont sélectionnés en grande partie sur dossier. Il va sans dire que désormais tout compte sur votre dossier : les mentions, les expériences professionnelles ou associatives… Jusqu’à votre mention au Bac !

Les mentions ne sont donc pas totalement inutiles, elles peuvent au contraire être déterminantes pour votre dossier.

Aussi, il est important que vous fassiez des stages liés à vos études, ils vous permettrons, en plus de pratiquer le droit, de vous constituer un carnet d’adresse et de montrer que vous vous investissez dans vos études. Il est souvent difficile de trouver un stage dans une profession juridique tel que dans un cabinet d’avocat, surtout au début de vos études, visez donc les services juridiques de grandes entreprises, les préfectures ou les mairies. Il est préférable d’envoyer vos CV et lettres de motivation tôt dans l’année, dès février ou mars, et d’indiquer dans vos lettres de motivation les matières que vous  étudiées dans l’année et de bien insister sur la fraicheur de vos connaissances.

Enfin, une expérience associative peut être fortement valorisée. Certes, il ne s’agit pas d’une expérience professionnelle à proprement dit, mais elle souligne votre ouverture d’esprit et votre capacité à vous engager. Il peut s’agir d’une association étudiante comme d’une association sportive ou culturelle. Montrez que vous êtes responsable, que vous savez mener des projets et travailler au sein d’une équipe !

Choisissez bien votre Master 2

Ce choix doit être faite au plus tard en début d’année de Master 1, car il est important d’avoir un parcours cohérent. Il serait dommage qu’on vous reproche d’avoir délaissé une spécialité alors que vous n’aviez pas encore fait votre choix, il est donc conseillé de prendre au moins la matière à l’oral. De la même manière, si vous candidatez à plusieurs Master 2 totalement différents, il est préférable de ne pas le préciser lors de vos entretiens.

Lors de votre recherche et lorsque vous vous présenterez aux différents Masters 2, osez ceux qui vous paraissent inaccessibles car un dossier « moyen », c’est-à-dire sans mention mais où chaque année a été obtenue à la première session avec une moyenne proche de 12 peut vous ouvrir de nombreuses portes. Vous aurez alors le loisir de montrer votre culture générale et votre curiosité lors de l’entretien.

Comment reconnaître un Master 2 qui offre des débouchés ?

Tout d’abord, il est important que vous déterminiez quelles sont les disciplines juridiques qui offrent des débouchés, notamment grâce aux sites internet recrulex.com, village-justice.com, uja.asso.fr ou afje.org. Vous reconnaitrez des disciplines bien connues mais vous serez également surpris de voir certaines disciplines auxquelles vous ne vous attendiez pas car elles sont très peu enseignée avant le Master 2 alors qu’elles sont très prisées sur le marché du travail comme le droit de la protection sociale.

Ensuite, vous pouvez vous consulter les guides spécialisés de troisième cycle comme Lamy, les classements de SMBG ou du site meilleurs-masters.com. L’AERES, une autorité administrative indépendante, effectue régulièrement une évaluation de chaque Master en France, elle vous permettra d’estimer rapidement si la formation est de qualité ou non. Généralement, s’il est précisé que le dossier a été mal rempli, c’est mauvais signe. Vous pouvez également discuter avec des anciens élèves.

Nous avons retenu quelques critères de sélection principaux :

  • L’importance de l’université, aussi bien à Paris qu’en province,
  • L’ancienneté du Master 2 et son réseau d’anciens élèves,
  • Les partenariats avec les professionnels en terme proposition de stage, d’apprentissage, voire de parrainage. Cela montre que les professionnels font confiance en ce Master 2 et que ce dernier donne une vraie qualification à ses étudiants.
  • Le nombre d’heures de cours et leur répartition sur l’année, il est étonnant de voir certaines universités donner volontairement des journées, des semaines voire des mois de libres à ses étudiants.
  • La renommée du directeur et de l’équipe d’enseignants notamment grâce à leurs publications consultables sur la bibliothèque en ligne Cujas ou la base de données Doctrinal
  • Le nombre de candidatures